Au panthéon des personnages maudits de l'histoire, peu de ces «monstres humains» ont suscité autant de fascination que Erzsébet Bathory. On raconte qu'au début du XVIIe siècle, la Bathory aurait assassiné plus de 600 de ses domestiques, et ce, dans d'horribles tortures. La rumeur soutient que la comtesse, obsédée par sa beauté ― et terrifiée à l'idée de vieillir ― aurait tué de jeunes femmes vierges pour se baigner dans leur sang. Elle était apparemment convaincue que l'hémoglobine de ses victimes agissait comme une fontaine de jouvence. Certains accusent également la comtesse de s'être adonnée au vampirisme et la sorcellerie, s'entourant de complices aussi débauchés que cruels. Comme dans le cas de ses alter ego, Gilles de Rais ou Vlad Dracula, la vie de la comtesse Bathory est devenue une légende où la frontière entre la réalité historique et les fantasmes littéraires est particulièrement nébuleuse.
Cette curieuse histoire se passe dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, en France. À Versailles, à la cour du roi Soleil (Louis XIV), toutes sont prêtes aux pires bassesses pour se retrouver dans les «grâces intimes» du souverain... même à user de magie et de sorcellerie. Au nombre de ces envieuses se trouvent des courtisanes qui, outre leurs charmes, vont ajouter philtres et élixirs d'amour pour séduire le roi. Et lorsque la magie reste inefficace, d'autres se tournent vers le Diable. Des faubourgs de Paris aux caves sombres de quelques châteaux de la petite noblesse, des prêtres défroqués et des sorcières vont développer un commerce infâme où se mêlent poisons, messes noires et sacrifices d'enfants. Ces femmes ne reculent devant rien pour forcer leur destin.
En 1963, à Arcachon (France), une clinique de soins orthopédiques s'est retrouvée au centre d'une curieuse affaire de poltergeist. Des cailloux, venus de nulle part, étaient lancés sur les patients. Deux femme étaient particulièrement visées. Outre leur maladie osseuse, elles souffraient également de troubles émotifs. Cet état (trouble émotif) a souvent été observé dans des affaires de poltergeist, notamment dans les cas d'Arc-Wattripont (Belgique) et d'Eleonore Zugun, une adolescente roumaine qui se disait victime des attaques d'une entité invisible: Dracu.
En décembre 1919, l'homme d'affaires canadien Ambrose Small disparaît dans des circonstances étranges. Small ― que certains disaient en lien avec le monde interlope de Toronto ― avait fait fortune dans l'univers du divertissement. Il avait acquis de nombreux théâtres aux quatre coins de l'Ontario. Dans son ascension, il s'était fait de nombreux ennemis. On le disait aussi volage et «trop entreprenant» avec les comédiennes et les ouvreuses. Le jour de sa disparition, Small s'était départi de ses théâtres pour une somme astronomique. Son corps n'a jamais été retrouvé. A-t-il été assassiné par des partenaires d'affaires mécontents ? Par un mari cocu ? Par sa propre femme ? Le mystère Ambrose Small ne s'arrête pas toutefois à sa disparition. Peu après, des événements étranges ― voire surnaturels ― ont commencé à se produire dans ses «anciens» théâtres: apparitions diaphanes, murmures inexplicables et touchers... inappropriés. Ambrose Small serait-il revenu d'outre-tombe ?